Oui, cette énergumen débraillé d'intelligence me ranime, me boulverse les arteres, me chamboule l'abdomen, me crispe l'estomac, me fait hisser les lèvres si haut ... Ainsi soit-il, ainsi soit-elle cette pensée qu'un jour tout s'estompera pour épargner ma culpabilité. Celle d'éprouver l'ininprouvable, de franchir une haie bordée de ronces et de s'y précipiter, de mettre le doigt dans la pâte du gateau au chocolat et de sourire l'air coupable mais irrésistiblement tentée, de sauter dans la flaque à pied join pour être mouillé mais heureux d'avoir vue l'eau jaillir autour de soit. Mon interdit, son sourire innocent, cet esprit tourmenté débordant des yeux. Son air imprégné par la grace et la pureté alors qu'il l'ai surtout par l'alcool. Sa joie presque mélancolique, émouvante même sans paroles. Son allure voutée, non chalent voguant au grai du vent.
Mais aucun nom n'apparaîtra sur ces mots, jamais. Je ne peux m'empécher de le penser, de l'écrire, de le rêver.Comme si je fonçais dans un mur, je me cassais les dents une à une, mes arteres broyaient, mon abdomen brisait, mon estomac arrachait et mes lèvres ...
Face à le réalité l'invention ne meurt jamais, elle se brise et reste en milles particules à nos pieds.
Tout cela n'a aucune issue à part le chagrin, les jolis refrains et le rhum sans raisin.



